Question
C’est quoi la
procédure de flagrance fiscale ?
Réponse
Les modalités
d’exercice de la procédure de flagrance :
La flagrance
fiscale est un contrôle opéré par l’administration fiscale et qui s’effectue
avant
toute manœuvre
organisée par le contribuable visant, notamment, l’organisation d’insolvabilité.
Les agents de
l’administration fiscale ayant au moins le grade d’inspecteur et dûment assermentés
peuvent, en cas de circonstances susceptibles de menacer le recouvrement de créances
fiscales futures, dresser un procès-verbal de flagrance fiscale à l’encontre
des contribuables exerçant des activités relevant du régime de droit commun et
des régimes particuliers en matière d’imposition.
Le
procès-verbal de flagrance fiscale est établi par l’administration est signé
par l’agent de l’administration fiscale et contresigné par le contribuable
auteur de l’infraction. En cas de refus de signer, mention en est faite sur le
procès-verbal. L’original du procès- verbal est conservé par l’administration
des impôts et copie est remise au contribuable verbalisé.
Cette procédure
permet à l’administration fiscale d’avoir un accès direct aux documents comptables,
financiers et sociaux des personnes concernées, en un temps réel et, ce, même pour
une période au titre de laquelle l’obligation déclarative, prévue par la
législation fiscale en vigueur, n’est pas échue.
Les
conséquences fiscales de la procédure de flagrance fiscale :
La
procédure de flagrance fiscale entraîne des conséquences fiscales au regard des
régimes d’imposition, des procédures de contrôle, et du droit de reprise
notamment :
- La
possibilité d’établissement de saisie conservatoire par l’administration ;
- L’exclusion
du bénéfice de la franchise de la TVA et des régimes dérogatoires ;
- La
possibilité de renouveler une vérification de comptabilité achevée ;
- La
possibilité d’élargissement des durées de vérification sur place ;
- La
prorogation du délai de prescription de deux (2) ans ;
- L’exclusion
du droit au sursis légal de paiement de 20 % et de l’échéancier de paiement
- L’application
des amendes prévues par l’article 194 ter du code des impôts direct et taxes
assimilées ;
- L’inscription
au fichier national des fraudeurs.
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